• Cliquez sur une lettre pour accéder à la liste complète :
  • A -
  • B -
  • C -
  • D -
  • E -
  • F -
  • G -
  • H -
  • I -
  • J -
  • K -
  • L -
  • M -
  • N -
  • O -
  • P -
  • Q -
  • R -
  • S -
  • T -
  • U -
  • V -
  • W -
  • X -
  • Y -
  • Z -
  • fém. -

Romain Poyet : "On a de vrais bons joueurs de ballons"

Romain Poyet

Entraîneur adjoint depuis un an et demi, Romain Poyet a tourné la page de sa carrière de joueur. Et vit avec intensité cette belle saison qui pourrait voir l'Amiens SC monter en L1.

Romain Poyet

Romain Poyet, quel rôle tenez-vous précisément ?

Je suis l'adjoint du coach et on élabore les semaines d'entraînement. Il met sa patte sur tout ce qu'il veut faire et en amont, je prépare les vidéos de nos adversaires en ayant une semaine d'avance. J'ai été formé sur un logiciel de montage et cela me permet de faire une vidéo sur chaque joueur de notre équipe. Je décortique leur jeu et ensuite, avec le coach, dans la semaine, je cible deux ou trois joueurs. Surtout les jeunes pour qu'on regarde ensemble le montage qui dure environ dix minutes, et on discute de ce qu'ils ont fait. Moi, je suis plus dans l'individuel.

Avez-vous votre mot Ă  dire au niveau de la composition de l'Ă©quipe ?

Le coach décide et tranche. Il a une idée de ce qu'il veut faire et on en parle ensemble. Il me demande souvent mon avis, mon ressenti sur sa composition d'équipe. On en discute dans la semaine et après j'essaie de lui faire changer d'avis ou pas mais c'est lui qui tranche.

Votre classement vous surprend-il ?

J'ai déjà connu ça en tant que joueur, lorsqu'on surfe sur une dynamique de montée avec un groupe réceptif. De l'extérieur, on peut penser que c'est extraordinaire, et c'est le cas, de réaliser une telle saison. Mais quand on voit la qualité du groupe, et j'insiste là-dessus, le travail effectué, l'esprit qui se dégage toute la semaine, pour moi, ce n'est pas trop une surprise. Il y avait vraiment des joueurs de qualité.

Lesquels ?

Déjà notre gardien de but. C'est un élément incontournable et ce n'est pas parce que je veux mettre en avant plus un joueur qu'un autre. Il y a aussi une très belle assise défensive et le reste s'articule autour de ça. Quand on a un très bon gardien, une bonne assise défensive, c'est plus simple. C'est ce qu'il manquait les années précédentes et c'est ce qui fait la différence aujourd'hui. Après, tout le talent des joueurs offensifs s'exprime à travers tout ça.

Avez-vous vécu ça à Brest ?

C'est un peu ça, lors de la saison 2009-2010 lorsqu'on est montés en Ligue 1. Cela se ressemblait, on avait fait une grande saison. Il y a des similitudes mais là, je me retrouve de l'autre côté, dans le staff.

Voyez-vous Brest monter ?

Oui, cette équipe ne sera vraiment pas loin. Elle a un coach qui a mis en place des choses. Je connais très bien le directeur sportif, Grégory Lorenzi, avec lequel j'ai joué. Ils ont une politique intéressante. Leur coach, Jean-Marc Furlan, veut du jeu et tous les joueurs qu'il a ciblés sont de vrais joueurs de foot. Cela se ressent. Il a déjà fait ça à Troyes et c'est tout à son honneur.

Ă€ vous suivre, produire du jeu finit toujours par payer...

Je pense oui. Quand on regarde ce qu'on propose dans le jeu, on a de vrais bons joueurs de ballon. À part peut-être Strasbourg, dont le style est un peu différent et qui a de très bons résultats, il faut jouer. J'ai des amis qui ont joué en Ligue 1, avec lesquels j'ai gardé des contacts, qui m'ont dit que si une équipe veut s'en sortir, il ne faut pas balancer devant. Il faut jouer.

Alors comment expliquez-vous la défaite de Brest à l'aller face à l'ASC (3-0) ?

Brest est une équipe qui nous correspond bien, comme Le Havre. Elles ont envie de jouer, comme Lens et Troyes qui sont dans le haut du classement. À l'aller, Brest n'est pas venu en fermant, en se mettant derrière et en contrant à la sochalienne (ndlr : Sochaux avait gagné 1-0 à la Licorne). Ils étaient venus pour jouer et chez nous, avec l'impact qu'on a au milieu, on fait très mal. Cela peut être un match pour nous samedi.

Croyez-vous encore à la montée, et faudra-t-il un petit miracle pour y parvenir ?

Bien sûr, et il n'y a pas de miracle dans le foot. La saison dernière, j'avais dit que cela se jouerait lors de la dernière journée et cette saison, je pense que ce sera la même chose. Il reste 15 points et j'y crois plus que jamais. Je suis convaincu que dans le foot, tout peut arriver. Face à Lens, en deux minutes, on est passés de 0-1 à 2-1. On a vu des scénarios incroyables à tous les niveaux. Tout peut arriver. Il ne faut pas se prendre la tête. On se trouve dans la position du chasseur. On aura, quoi qu'il arrive, réalisé une belle saison et on va emmerder un peu tout le monde jusqu'au bout.


Source : Le Courrier Picard


Consulter la fiche de : POYET Romain

Les statistiques et les pages du site www.anciensverts.com