[Interview] Gérard Farison : "Des souvenirs magnifiques avec l'ASSE"

Latéral gauche des Verts de la grande époque, Gérard Farison est un homme discret qui coule une retraite paisible dans le Sud de la France. Il a accepté de revenir sur l'ASSE d'hier et d'aujourd'hui.

Gérard Farison


Gérard, quelle est votre actualité ?
Je suis à la retraite. Cela doit bien faire 5 ou 6 ans que je n'occupe plus de fonction au sein du club de Fréjus.

Comment avez-vous géré votre après-carrière ?
Généralement, quand on arrive sur la fin, on sait où on veut aller. Moi, je voulais descendre dans le Sud. A la fin de ma carrière, je suis donc devenu entraineur-joueur à Fréjus.

Suivez-vous toujours les résultats de l'AS Saint-Etienne ?
Je les suis toujours mais ça doit bien faire une dizaine d'années que je ne vais plus à Geoffroy-Guichard.

Pour quelles raisons ?
Car je ne connais plus personne.Pour reprendre une expression d'aujourd'hui : les jeunes ne me calculent plus. J'ai bien encore des contacts avec Revelli ou Bereta, mais plus le temps passe, moins j'ai de contacts.

Selon vous, quel est le meilleur joueur des Verts ?
De maintenant ou d'hier ? si je peux dire ce que je veux, je vais prendre des gens de mon époque : Ivan Curkovic, Dominique Rocheteau ou Oswaldo Piazza.

Qu'est ce qui a le plus changé entre l'ASSE des années Farison et le cru 2007-2008 ?
Les résultats. L'ASSE a beaucoup de mal à rejoindre le haut du classement aujourd'hui. En même temps, ils n'ont pas vraiement le budget pour ..

Quel était votre plus grande qualité quand vous étiez joueur ?
J'étais un équipier modèle.

Et votre plus grand défaut ?
Le même car ça fait de moi quelqu'un de trop gentil.

Vous étiez assez offensif dans votre couloir gauche. Pensez-vous avoir été un précurseur pour les latéraux ?
Dans années 60, les latéraux ne passaient jamais le milieu de terrain. J'ai eu la chance de ne pas avoir connu cette époque car le poste de latéral qui défend ne m'aurait pas plu. J'aimais trop faire le jeu. Robby avait pris exemple sur le football total de l'Ajax Amsterdam. On a adopté le même système de défenseur-ailier : un poste qui me correspondait parfaitement et un costume que je n'ai pas eu de mal à vêtir.

Vous avez éclos sur le tard à Saint-Etienne (28 ans) mais vous avez tout de même passé 11 saisons au club. Qu'en reste-t-il ?
Des souvenirs magnifiques.. 5 titres de champion de France, 3 Coupe de France. C'est pas mal ce qu'on a réalisé.

Qu'est e qui est le plus dur à digérer : avoir raté la finale de 1976 où vous étiez blessé ou ne pas avoir eu une longue carrière en Bleu ?
J'ai eu 2 sélections, même si l'une n'est pas officielle. Plus tard, j'ai été reconvoqué mais j'ai senti que c'était pour me récompenser car j'arrivais en fin de carrière. J'avais 33 ans j'ai donc décidé de décliner celle-ci pour me consacrer à mon club. Le plus dur, ca a été de rater la finale de Glasgow. Je n'ai pas l'habitude de refaire l'histoire, mais je pense qu'on aurait peut être gagné si Rocheteau avait pu évoluer au top de sa forme et si Synaeghel et moi même avions été présents.

Source : But du 20 mars 2008
La fiche de Gérard Farison sur www.anciensverts.com

Les statistiques et les pages du site www.anciensverts.com


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