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Lynel Kitambala :" Je veux revenir en France"

Lynel Kitambala

Interview de Lynel Kitambala chez nos confrĂšres de So Foot, qui veut vite revenir en France.

Lynel Kitambala

 

Comment tu t'es retrouvé au Levski Sofia cet été ?
J'avais attendu de voir les offres que je pouvais recevoir cet Ă©tĂ© aprĂšs avoir quittĂ© Charleroi, pour choisir la meilleure option qui s'offrait Ă  moi. Je n'ai eu que deux propositions concrĂštes, le Red Star et le Levski Sofia. J'ai choisi ce club, car je voulais voir ce qu'il se passait Ă  l'Ă©tranger, le projet sportif me semblait intĂ©ressant. Je n'avais pas forcĂ©ment envie de revenir en Ligue 2 en France. À Sofia, cela s'est bien passĂ© au dĂ©part, mais j'Ă©tais Ă  court physiquement et, aprĂšs quelques matchs, je me suis blessĂ©. À la suite de cela, tout n'a pas forcĂ©ment bien fonctionnĂ©, donc avec le club, on est en train de nĂ©gocier pour se sĂ©parer Ă  l'amiable. Mon avocat est en discussion pour casser mon contrat qui court jusqu'Ă  2017.

Tu retiens quoi de ces mois à Sofia ? Le foot bulgare avait notamment été marqué cet été par la relégation administrative du CSKA Sofia en D3, le grand rival du Levski...
On m'a parlĂ© de ce derby, je connaissais ce club aussi, un mythe en Bulgarie. Mais bon, le football bulgare, on ne peut pas le comprendre sans y avoir Ă©tĂ©. Le niveau est assez bas, plus faible que la Ligue 2 française dĂ©jĂ . Il y a aussi des Ă©lĂ©ments de l'environnement qui m'ont marquĂ© et dĂ©plu, notamment sur certains matchs oĂč j'ai entendu des cris de singe. Cela ne m'Ă©tait pas forcĂ©ment destinĂ©, mais quand mĂȘme... On m'avait plus ou moins mis en garde, mais bon, des joueurs blacks qui ont jouĂ© et rĂ©ussi lĂ -bas, il y en avait. Je ne fais pas de jugements et d'amalgames, mais ces cris m'ont choquĂ©, d'autant plus que cela venait de nos propres supporters. Mais ce qui m'a le plus gĂȘnĂ©, ce sont certains choix sportifs : je n'Ă©tais pas mis Ă  l'Ă©cart de l'Ă©quipe premiĂšre, mais quand je voyais des joueurs trĂšs faibles qui m'Ă©taient prĂ©fĂ©rĂ©s, c'Ă©tait dĂ©rangeant. L'entraĂźneur ne parlait mĂȘme pas un mot d'anglais, ce que je trouvais dommage.

Tu faisais comment pour t'intégrer ?
Je parlais anglais avec la plupart du vestiaire, il y avait plutÎt une bonne ambiance, car le Levski est un club familial. Et puis on était trois Français avec Oumar Diaby et Aymen Bellaïd, qui était là depuis deux ans. Cela facilitait les choses.

Du point de vue des infrastructures aussi, le football bulgare est assez en retard ?
Au Levski, cela allait, on avait deux trĂšs bons terrains d'entraĂźnement. Le stade Ă©tait en rĂ©novation. Le Levski n'avait rien Ă  envier question infrastructures Ă  mon ancien club, Charleroi. En revanche, en dĂ©placements... À Montana, j'avais envoyĂ© un snapchat Ă  ma femme, car le terrain Ă©tait dans un Ă©tat que je n'avais jamais vu. MĂȘme dans les divisions infĂ©rieures françaises, cela n'existait pas. Ce n'Ă©tait plus des trous dans la pelouse, on aurait dit un hippodrome. En plus, avec des tribunes trĂšs limitĂ©es. Il y a un gouffre avec ce que l'on connaĂźt en Ligue 1 et mĂȘme en Ligue 2.

Tu t'es déjà senti en danger ? Par exemple que des supporters mécontents comme ceux du CSKA Sofia cet été qui pÚtent un cùble...
Je ne me sentais pas en danger, je ne crains pas cela. Mais cela perturbe parce que l'on sait qu'Ă  tout moment, cela peut partir en vrille sur une mauvaise dĂ©cision d'arbitrage. LĂ  oĂč j'ai complĂštement hallucinĂ© et entre guillemets «  craquĂ©  Â» , c'est lors de mon dernier match Ă  domicile contre le Litex Lovetch, une trĂšs bonne Ă©quipe Ă  l'Ă©chelle bulgare. Il y a 0-0, ils prennent un rouge aprĂšs 15 minutes de jeu, ils nous mettent un but, puis prennent un deuxiĂšme rouge Ă  la 25e avec un penalty pour nous. LĂ , le prĂ©sident du Litex est descendu sur le terrain et a fait arrĂȘter le match. À ce moment, je me suis dit : «  Qu'est-ce que je fous ici ?  Â» Ils ont arrĂȘtĂ© le match et dĂ©clarĂ© forfait . Je n'ai mĂȘme plus de terme pour expliquer ce que j'ai ressenti, cela m'a dĂ©goĂ»tĂ© du foot bulgare.

Cela donne l'image d'un football bulgare pas vraiment professionnel, tout est fait Ă  l'arrache...
Ils essaient de se dĂ©velopper... J'essaie de ne pas ĂȘtre trop critique, car je n'aime pas trop ça, mais franchement, mĂȘme Ă  mon pire ennemi, je ne lui conseillerais pas d'aller en Bulgarie. Je lui conseillerais plutĂŽt le National en France.

Un regret de ne pas ĂȘtre allĂ© au Red Star Ă  la place ?
Regret, non, c'est un choix que j'assume, mais c'est vrai que si j'avais su comment ce serait en Bulgarie, j'aurais privilĂ©giĂ© la Ligue 2 française Ă  un dĂ©placement en Bulgarie. Le Levski Sofia, c'Ă©tait un club qui joue rĂ©guliĂšrement la Ligue Europa, cela sĂ©duit forcĂ©ment. LĂ , on est premiers avec Ludogorets qui domine le championnat depuis 4 ans, et on se prend quand mĂȘme une pression de malade. Je n'ai jamais ressenti cela dans un vestiaire. On Ă©tait premiers, mais j'avais le sentiment de jouer pour le maintien tellement on se faisait critiquer Ă  chaque match nul ou victoire trop courte. Il y a une pression Ă©norme autour du Levski.

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