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Helton Dos Reis : "Seul défenseur de Bulgarie à ne pas avoir été averti"

Helton Dos Reis

Interview d'Helton Dos Reis chez nos confrères de Football365.fr

DosReis

Helton, le public a un peu perdu votre trace depuis votre départ de Saint-Etienne (2010) puis de Grenoble (2011). Qu’avez-vous fait entre cette époque et septembre 2013, quand vous signez au Lokomotiv Sofia ?
C’est une longue histoire. J’ai été formé à Gueugnon à la base, comme attaquant. Quand je suis arrivé à Saint-Etienne, il y avait sept attaquants pour une place. C’était un peu bouché pour moi, mais on m’a demandé d’être patient. Alain Perrin et Christophe Galtier m’avaient vu jouer arrière droit à l’entraînement. Ils m’ont testé à ce poste, et ça m’a plu. J’ai fait une dizaine de matchs en Ligue 1 sur ce côté de la défense, cela ne s’est pas mal passé, mais en fin d’année, avec mon agent, on a décidé d’aller voir ailleurs. Mon agent pensait que mon avenir se situait en attaque. Mecha Bazdarevic me suivait depuis longtemps, et j’ai signé à Grenoble. Mais il n’est resté que trois mois en poste. Il m’était déjà arrivé la même chose à Saint-Etienne, où Laurent Roussey m’avait fait venir. Lui aussi avait été viré au bout de trois mois. Je n’ai jamais eu les cartes en main à ce niveau-là. Bon, avec Yvan Pouliquen, j’ai continué mon évolution. J’aime travailler, être polyvalent et servir le collectif. Mais en fin de saison, je me suis blessé au genou, et les clubs de Ligue 2 qui me suivaient se sont rétractés, car j’étais indisponibles deux mois et demi.

A ce moment-là, vous recevez un coup de fil de Didier Ollé-Nicolle, qui commence une aventure à Chypre, à l’Apollon Limassol…
Oui, il était au début d’un projet intéressant avec ce club, où il y avait beaucoup de Français. Je devais d’abord finir ma rééducation, mais je lui donne mon accord. Là encore, cela se passe mal. Didier Ollé-Nicolle s’en va en raison des mauvaises conditions financières. Il rejoint l’USM Alger et nous propose de le suivre. Je décline sa proposition, car cela n’entrait absolument pas dans mon plan de carrière. Avec Didier Ollé-Nicolle, je savais que je serais un titulaire indiscutable. Le nouveau coach s’était vu imposer d’autres « premiers choix ». J’ai donc pris la décision de rentrer en France. Quand on ne sait pas où on va, mieux vaut retourner d’où on vient, comme on dit. Je choisis de rester près de chez moi.

Vous choisissez de vous relancer à Lyon-Duchère…
Il faut se rappeler qu’a l’époque, j’avais perdu mon permis de conduire suite à un gros excès de vitesse, je devais me remettre à jour au niveau administratif. C’est pour cela que j’ai opté pour Lyon Duchère, et pris la décision de rejouer arrière droit. Je me suis fait trois ou quatre blessures inédites pour moi, avec notamment des claquages. Cela traduisait un certain mal-être. A ce moment-là, Walid Bouchenafa, mon actuel agent, qui a de très bons contacts avec la Bulgarie, m’informe que le Lokomotiv Sofia cherche un latéral droit. J’étais alors pisté par le Servette Genève. Ils devaient me prendre en cas de maintien, mais ils descendent…

La Bulgarie, cela vous attirait ?
Non, j’étais un peu réticent au départ. Par rapport au problème des salaires, je ne me voyais pas galérer de nouveau. Walid Bouchenafa m’a donné quelques garanties, insistant sur le fait qu’il y avait déjà pas mal de joueurs français dans cette équipe. Je signe donc à la mi-septembre. Depuis, j’ai joué tous les matchs pour lesquels j’étais apte. Seule une gêne derrière la cuisse, due à une dent, m’a un peu freiné.

Comment jugez-vous le niveau du Championnat bulgare ?
Les deux premiers, comme le leader Ludogorets, sont à un bon niveau européen. Le milieu de tableau est au niveau de la Ligue 2 française. Les trois relégables sont de niveau National, voire CFA. En ce qui concerne le Lokomotiv Sofia, l’équipe s’est maintenue à la dernière journée la saison dernière. Cette année, elle est mieux classée, et reste en course en Coupe de Bulgarie, avec une demi-finale à jouer.

A court terme, votre objectif est-il de revenir en France ?
J’ai eu deux approches de clubs bulgares, mais mon président a dit qu’il n’était pas ouvert aux discussions à mon sujet pour l’instant. Je suis bien au Lokomotiv pour le moment, j’ai marqué un but et délivré trois passes décisives et je suis le seul défenseur du Championnat bulgare à ne pas encore avoir pris de carton jaune. Je préfère être un cadre en Bulgarie, qu’être collé au banc ailleurs. Comme dit Jérémie Janot, mieux vaut être un grand chez les petits qu’un petit chez les grands. Mais pour la France, la porte n’est pas fermée.

Vous êtes franco-capverdien. Avez-vous déjà été approché par les Requins Bleus ? On imagine qu’une carrière internationale vous tente…
J’ai déjà été en contact à l’époque où je jouais à Grenoble. J’avais refusé d’honorer deux convocations, car je préférais me concentrer sur mon club, qui jouait la montée ou le maintien. Si j’ai la possibilité d’aller en équipe nationale, cela me ferait plaisir. C’est un objectif que je me fixe.

Gardez-vous des liens forts avec le Cap-Vert ?
Avec mon frère, on essaye d’y aller chaque année. Mais cela fait trois ans que je n’y suis pas allé. J’avais trop d’incertitudes au niveau football pour le faire. J’espère y passer quelques jours cette année, au mois de juin. Si c’est pour du football, ce serait encore mieux !

Propos recueillis par Patrick Juillard (Rédaction Football365/FootSud)



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