| anciensverts.com" /> | anciensverts.com" /> ">
  • Cliquez sur une lettre pour accéder à la liste complète :
  • A -
  • B -
  • C -
  • D -
  • E -
  • F -
  • G -
  • H -
  • I -
  • J -
  • K -
  • L -
  • M -
  • N -
  • O -
  • P -
  • Q -
  • R -
  • S -
  • T -
  • U -
  • V -
  • W -
  • X -
  • Y -
  • Z -
  • fém. -

Ivan Curkovic : "La France reste favorite"

IVAN CURKOVIC, l’ancien gardien de Saint-Étienne, dresse le portrait du football serbe à quelques heures d’un rendez-vous particulier pour lui. Âgé de soixante-quatre ans, l’ancien gardien de but des Verts (1972-1981)reste un personnage important en Serbie. Chevalier de la Légion d’honneur, décoré par Michel Platini, celui qui entraîna les gardiens tricolores lors du Mondial 1982 fut ensuite longtemps président du Partizan Belgrade (1989-2006). Aujourd’hui, il a presque autant de casquettes que Sammy Traoré : président du Comité olympique serbe, membre de diverses commissions à l’UEFA et à la FIFA, dirigeant des Jeux Méditerranéens et... consul des Seychelles à Belgrade !

« QUELLE EST aujourd’hui l’importance du sport en Serbie ?
- Il y avait une vitalité extraordinaire dans l’ex-Yougoslavie, mais il y a toujours des séquelles de la guerre. On est fiers de notre passé, mais on manque d’infrastructures. Néanmoins, on reste toujours très doués dans les sports de balle. On avait quatre équipes aux JO (water-polo et football masculin, volley- ball masculin et féminin) et la France, deux (handball masculin et féminin)...

– Le football reste-t-il plus populaire que le tennis ?
– Le foot, c’est la masse, les racines, et il restera toujours numéro 1. L’arrêt Bosman nous a fait beaucoup de mal. Nos écoles de foot sont toujours très bonnes, mais des imprésarios tournent autour, vont voir les parents et les clubs étrangers se servent. Les gamins partent trop tôt et très peu réussissent. Moi, je suis parti à vingt-sept ans en France, j’avais un bagage, un vécu.

– Comment jugez-vous l’équipe nationale ?
 Â– Antic est le troisième sĂ©lectionneur en très peu de temps. Son prĂ©dĂ©cesseur, Miroslav Djukic, faisait assez bien jouer lÂ’Ă©quipe, mais il nÂ’a pas rĂ©ussi aux JO (Ă©limination au 1er tour). Antic est passĂ© par beaucoup de clubs, avec des fortunes diverses. Il a de lÂ’autoritĂ© mais nÂ’a jamais dirigĂ© une sĂ©lection, cÂ’est un poste très particulier. Nous avons une bonne base de joueurs, mais peu sont titulaires dans de très grands clubs, Ă  part Vidic (Manchester United) et Stankovic (Inter), notamment dans le secteur offensif.

– Pourquoi la Croatie, plus petite, réussit-elle mieux que la Serbie depuis la disparition de la Yougoslavie ?
– Il y a eu une plus grande stabilité des dirigeants et une génération exceptionnelle dans les années 90, que l’on retrouve aujourd’hui dans le staff technique avec Bilic, Prosinecki ou Asanovic. Il y a du talent, du travail et du respect entre eux et avec les joueurs. Il n’y a pas de jalousie, peut-être que demain la Serbie passera devant.

– Que représente pour vous un match France-Serbie ?
– Je ne serai pas à Paris, mais c’est évidemment très particulier. La France, c’est aussi mon football, j’ai travaillé avec les Bleus de Michel Hidalgo mais je serai quand même pour la Serbie. Après la défaite en Autriche, ça risque d’être tendu mais intéressant. Selon moi, la France reste favorite. »

Propos recueillis par S.K.
Source : L'Equipe du 8 septembre 2008

Les statistiques et les pages du site www.anciensverts.com