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A Strasbourg, Ludovic Golliard et Julien Perrin vont mal

Ludovic Golliard ; Julien Perrin

Ludovic_Golliard Julien_Perrin

A cinq journées de la fin, le Racing, qui reçoit Bourg-Péronnas demain (20 h), est dans une position plus que précaire pour assurer un maintien sportif en National. Autour et au sein du club, certains stigmatisent la faillite des cadres. Un argument discutable, sachant que la plupart a longuement été blessée.

Indépendamment du fait que les raisons de la dégringolade sont multiples et qu’il sera temps de les répertorier et analyser une fois le verdict connu, le constat, qui vaut sûrement pour quelques-uns, est difficilement généralisable. Pour une raison simple que David Ledy, l’un des premiers concernés, décrit sans chercher d’excuses. « Milo (le capitaine Milovan Sikimic) a été absent quatre mois (de début novembre à mi-mars). Ludo (Golliard) , quatre mois aussi (du 7 septembre au 10 janvier). Pacho (Donzelot) n’a pratiquement pas joué de la saison, entre sa rupture du tendon d’Achille et sa blessure à la cuisse. Pareil pour Steph (Stéphane Noro) qui a raté tout le début de saison après son opération du genou, a ensuite été blessé pendant plus d’un mois avant Noël et longtemps été placardisé. Moi-même, j’ai raté plus de quatre mois (Ndlr : entre sa blessure à l’épaule contre Orléans le 22 novembre et son retour contre Colmar le 11 avril), relève l’Aspachois. Pour certains, comme Steph ou moi, ça fait presque deux saisons que les blessures ne nous lâchent pas. Ça fait beaucoup. Quand tu additionnes les pépins, des cadres, il ne t’en reste plus beaucoup. »

On pourrait ajouter le cas particulier de Julien Perrin, meilleur buteur du RCSA en 2012-2013 (10 buts en CFA). Pour le Bisontin, les choses n’ont plus jamais été les mêmes après sa sortie dans « L’Alsace » du 4 novembre. Ce jour-là, il tirait la sonnette d’alarme : « Aujourd’hui, si on dit que tout est beau et rose, ce n’est pas le reflet de la vérité. » Deux jours plus tôt, Anthony Sichi avait déclaré sans préméditation : « Si on continue, on va droit dans le mur. »

Ce lundi 4 novembre, les deux hommes s’étaient sévèrement fait allumer devant le groupe. Certain(s) proche(s) du président Marc Keller était(ent) même partisan(s) d’un licenciement sur le champ. Un jusqu’au-boutisme qui a interloqué l’effectif et provoqué une vraie secousse en son sein. Antho Sichi a préféré rejoindre Cannes en janvier. « Ju » Perrin, sous contrat jusqu’en 2015, mais plus guère utilisé depuis un autre incident récent avec la direction, continue bon gré mal gré à faire le job, comme en attestent ses deux buts et sa passe décisive avec la réserve le 13 avril contre Sarre-Union II en Division d’honneur.

« Si on en est là, c’est qu’il y a des carences, mais c’est sûr que les blessures n’ont pas arrangé les choses , pointe Ludovic Golliard. En ce qui me concerne, j’ai connu la première longue blessure de ma carrière. Et comme je n’ai pas de recul en la matière, j’ignore combien de temps il va me falloir pour revenir à mon meilleur niveau et être à 100 %. Cette blessure a gâché ma 1re partie de saison et gâche la 2e. C’est une année noire. Sans compter qu’il y a d’autres paramètres : revenir dans une équipe qui ne tourne pas, le changement de coach à digérer. Le doute a fini par s’installer dans les têtes. Et quand tu ne gagnes plus un match, il s’y ancre. Pour moi, c’est d’autant plus pénible à vivre que je ne joue presque plus. »

« On peut montrer du doigt les uns ou les autres et les gens ont le droit de penser que les cadres n’ont pas répondu aux attentes, mais ce n’est pas comme ça que je vois les choses , tranche David Ledy. On gagne ensemble, alors, on perd aussi ensemble. On ne saura jamais si la présence des cadres toute la saison aurait changé les choses, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles auraient sans doute été différentes si nous avions pu compter sur l’effectif au complet à chaque match. Je ne suis pas sûr que ç’ait été le cas une seule fois. »

Pas faux. Mais le Racing n’a aujourd’hui plus le temps de s’arrêter à ce type de considérations, même s’il en tirera forcément les leçons après le baisser de rideau le 23 mai. Il n’a qu’une obsession : battre Bourg-Péronnas demain (20h) à la Meinau pour retarder l’échéance d’une relégation qui, ce matin, semble toujours inéluctable.

Source: l'Alsace



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