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Jean-Guy Wallemme : "Nous n'avons pas le droit de décevoir."

DEPUIS le début du mois de juin, Jean-Guy Wallemme et son staff technique se sont mis à l’ouvrage pour relancer un club très fortement marqué par la descente en Ligue 2. L’entraîneur lensois a maintenant hâte que la compétition débute pour que son groupe remplisse une mission simple sur le papier mais difficile à réaliser sur le terrain : retrouver l’élite en mai prochain.



– Jean-Guy, comment avez-vous vécu ces premières semaines à Lens ?
« Bien, avec la chance de savoir que je fais un métier que j’ai voulu faire, dans un club que je connais et apprécie, et à un niveau plus qu’intéressant. J’espère que les joueurs se le disent aussi. J’ai aussi la chance d’avoir un staff que j’ai choisi, et en qui je fais une entière confiance. Nous avons un rôle commun : mettre une dynamique en place et faire passer un message. Nous sommes au service du club. »

- Assumez-vous le rôle de favori que tout le monde vous attribue ?
« C’est logique que l’on nous colle cette étiquette comme chaque saison pour une équipe qui est reléguée de Ligue 1. Elle ne me dérange pas. Nous n’avons pas le droit de décevoir. La saison dernière, la relégation a été subie comme une trahison. Nous avons vu que ce sentiment s’estompait au fil des matchs amicaux. »

– Êtes-vous satisfait de l’état d’esprit de votre groupe ?
« J’ai travaillé avec un groupe plus étoffé que pour une reprise traditionnelle. En ce qui concerne l’effectif, on verra plus clair dans quelques jours. Pour moi, il y a ni privilégiés, ni bannis. Après le 30 août, on peut très bien se retrouver avec des joueurs qui avaient l’ambition de partir et qui n’ont pas trouvé un club. Et s’ils sont là, autant qu’ils soient prêts. En ce qui concerne le jeu, il y a encore des affinités à trouver, et c’est normal car elles ne se créent pas en quatre semaines. Le vestiaire vit de mieux en mieux. Quelques ingrédients manquent encore un peu mais c’est la compétition qui va nous les amener, car elle peut permettre de se sublimer. »

 - Lors de votre arrivée, quel a été le facteur le plus difficile à gérer ?
 « Ce fut la digestion de cette descente qui est encore latente et qui a posé quelques soucis dans tous les secteurs du club. On a bien senti cette déception, cet abattement. Avec le staff, on a essayé de laver les têtes pendant un moment. Les nouveaux joueurs ont essayé d’apporter leur dynamisme et cette envie de faire partie du club. C’est tout un équilibre pour essayer d’avancer et de ne plus perdre de temps. »

- Comment « lave-t-on des têtes » ?
« Il s’agit d’amener de la confiance, du plaisir, de la rigueur dans le travail. Être conscient de la situation sans que ce soit une chape de plomb. Le football, ça reste un sport et un jeu. »



- Avez-vous imposé des règles ?

« La normalité. Je n’ai rien inventé. C’est peut-être cette normalité qui n’était plus présente au club la saison dernière, mais je ne veux pas en parler car j’ai un droit de réserve sur des choses que je n’ai pas vécues. En tout cas, je n’impose rien. Pour moi, être à l’heure c’est normal. C’est juste une notion de respect. »

- Le Racing compte déjà 18 000 abonnés. C’est une force supplémentaire ?
 « Bien entendu. Et il faut que ce chiffre soit encore supérieur. Je sais que d’autres supporters attendent nos premiers résultats pour venir s’abonner. Encore une fois, notre début de saison, notre dynamisme et notre jeu feront qu’il y a du monde au stade. Les acteurs, ce sont les joueurs. Les autres parties du club ne sont que tributaires de ce qui va. On est les rares à pouvoir faire changer des choses. Au départ, les supporters ne viennent pas au stade pour siffler. Donc, à nous d’agir. »

 - Cet engouement donne-t-il encore plus d’importance au premier match contre Dijon ?
« Non, car le résultat du premier match ne va pas conditionner toute la suite de la saison. Ça peut très bien la lancer et c’est important. On ne va pas s’arrêter sur un match. Derrière, il faut surtout que l’on se sente responsable et que l’on ait conscience que l’on a un projet qui est délicat. Une descente n’est jamais facile à digérer. Être responsable, j’aime cela et ça doit être une motivation et une force. Il y a des joueurs que ça peut inhiber. Il faut faire en sorte que le moins de gens possible soient inhibés. On est responsable de l’ensemble du club. Il est clair que le Racing ne pourra pas passer beaucoup d’années en Ligue 2. »

Propos recueillis par Olivier FOSSEUX
Source : La voix du Nord

Les statistiques et les pages du site www.anciensverts.com